C'est plus facile de courir, allier cette douleur au froid, au glacial, c'est facile de partir, que de faire face au mal seule. Quelque chose était piégé, un monstre sommeillait, doucement, en attendant, profondément au fond de mes ébats, un secret que j'avais enfermée, dont personne n'a jamais pus défaire les n½uds rusés délicatement semés. Des blessures si profondes, qu'elles ne se montrent jamais, qu'elles ne partiront jamais, elles se bousculent dans ma tête, émergent comme des mauvaises orties bien plantées. Comme des images qui se meuvent dans le ventre de mes viscères. Si j'avais pu changer, si j'avais pu ôter la douleur, j'aurais tranché les faux mouvements, si j'avais pu ... Je me serais levée, j'aurais encaissées les répressions qui me morcelaient comme un cutter au fond du coeur, je l'aurais fait. Me lever ? Si j'avais pu emporter toute ma honte dans la tombe, je l'aurais fait. Quelques fois je me rappelle, l'obscurité de mon passé, quelques fois des souvenirs renaissent, des chimères endormies, pétrie de vengeance et hurlant la vendetta. Quelques fois je me souviens ses souvenirs que je voudrais ne jamais avoir eus. Quelques fois je songe à me laisser aller et à ne jamais regarder en arrière, ne jamais l'enjamber, aller au de-là, l'enchainer aux tréfonds de mes abysse, dans l'enclave de mon l'apocalypse cérébrale, le coincer dans les grands espaces de mes réminiscences, de mon chaos cardiaque Je voudrais juste me relever, me laver de l'intérieur, l'impuissance intérieur, prétendre que je suis heureuse, faire comme si rien n'avais jamais existé, faire semblant, se forcer à oublier, c'est ça ou crever. Affirmer que rien n'a jamais été ... est ce vraiment plus simple que de changer ? C'est tellement plus simple, ça fait tellement moins mal que d'affronter quelques fois. Je ne cris pas, je ne parle pas, j'écris en hurlant.
